Rencontre avec Céline Baron, sophrologue et psychopraticienne à Vichy
À un moment de leur vie où beaucoup pensent qu’il est trop tard pour changer de cap, certaines femmes ressentent, au contraire, un besoin profond de se redécouvrir ! À Vichy, Céline Baron, à son compte depuis 1999, sophrologue et psychopraticienne, accompagne celles qui traversent ces périodes de transition. Alignée avec son métier qui est aussi sa passion : l’humain, elle répond à nos questions. Rencontre.
Bonjour Céline. Quel est votre parcours ?
J’ai 50 ans aujourd’hui, mais mon métier commence bien plus tôt, en 1999, place de la Nation, à Paris. À cette époque, je crée une agence de conseil en communication relationnelle où j’accompagne des chefs d’entreprise dans la gestion de leur image et de leur potentiel. Je suis alors une jeune fille passionnée par le développement personnel et les spiritualités. Je dévore les livres de Paul Diel.
Mon parcours débute par des études d’État en Communication, puis en Information-Communication au CNAM, avant une spécialisation en Management. Très vite, je me passionne pour ce qui se joue derrière les mots et les postures : la manière dont les êtres humains entrent en relation, se construisent… ou parfois se perdent !
Après quelques années d’activité intense, la réalité économique me rattrape : à l’époque, le statut d’autoentrepreneur n’existe pas et les charges deviennent lourdes. Je décide alors d’une pause qui va profondément orienter la suite de ma vie…
Je pars pour deux mois dans mon pays de cœur, la Grèce. A Patmos, je loue un appartement sur le toit, avec vue sur le port de Skala. Je me sens revivre. Je me passionne pour le monastère et l’histoire de Jean. Je prends des cours de peinture iconographique et de grec. Le soir en rentrant, je m’arrête sur la plage du port où les oies admirent le coucher de soleil ! C’est la première fois que je vois ça ! Ma « logeuse » a 97 ans et se porte comme un charme ! Elle veut porter mon énorme sac à dos, l’en empêcher est une insulte !
A mon retour, je repars à l’université, à Strasbourg, pour étudier pendant trois ans la théologie et la spiritualité. Parallèlement, je travaille à l’hôpital où j’accompagne la relaxation en soins palliatifs. Cette expérience, très forte humainement, marque durablement ma vision de l’accompagnement. Dans le même temps, j’écris pour plusieurs magazines et journaux sur des thèmes liés au bien-être, à la spiritualité et au fait religieux. Je participe également au projet ACSER sur le bien-être au travail et je poursuis l’accompagnement de professionnels en tant que consultante en communication relationnelle.
Au fil des années, je me forme à différentes approches liées à l’accompagnement humain. À 40 ans, mariée et maman de deux enfants, je franchis une nouvelle étape en me formant à la sophrologie puis à la psychopratique. Lorsque j’ouvre mon cabinet à Vichy en 2018, j’ai déjà près de vingt ans d’expérience dans l’accompagnement et je continue de me former régulièrement.
Mais au-delà des diplômes, mon parcours est aussi celui d’une femme qui a choisi de construire sa vie autrement. Je n’ai jamais suivi les chemins tout tracés. J’ai acheté ma première maison avant même d’avoir un emploi stable, voyagé au bout du monde souvent seule et poursuivi en parallèle une vie artistique. Je peins, je sculpte et je compose des chansons.
Toute ma famille m’encourage dans ces voies différentes. Et la thérapie, bien sûr, est mon souffle principal. J’ai construit un cadre thérapeutique clair, véritable outil désormais. Je suis toujours des formations. Mon métier est ma passion.
Avec le recul, je réalise la chance que j’ai eue : construire un couple solide, fonder une famille, publier des articles et des livres, voyager, exposer mes œuvres, chanter sur scène, intervenir en radio et en télévision, être formatrice dans différents milieux… et bien sûr ouvrir mon cabinet.
Je ne dis pas que tout a été simple, mais je crois profondément que ne pas avoir laissé mes rêves de côté est une belle manière d’aborder la cinquantaine. Je préfère me dire « J’ai réalisé tous mes rêves » que « Oh la la tout ce que j’ai manqué ! » Pour moi la boucle est bouclée, le reste est donc du bonus ! C’est une bonne manière d’envisager les années à venir, je crois ! J’aime transmettre cet enthousiasme pour une vie pleine de sens, à mon cabinet.
Qu’est-ce que vous aimez dans votre métier de sophrologue et psychopraticienne, à Vichy ?
Je suis à mon compte depuis 1999 dans la Communication relationnelle que je pratique toujours bien entendu, j’aide toujours des chefs d’entreprise à maîtriser et à développer leur image et leur relationnel et cela s’est fait par aptitude première. Tout cela est venu naturellement à moi. On est venu me chercher, ce n’était pas un projet premier. Aujourd’hui mes aptitudes en communication relationnelle soutiennent également ma pratique de la sophrologie et de la psychopratique.
Devenir sophrologue à 39 ans a été un choix mûrement réfléchi. C’était le choix de ma carrière. Dès l’ouverture de mon cabinet, je me suis sentie en total alignement avec ma nouvelle fonction. J’ai toujours fait le choix du Vivant. L’institutionnel figé n’est pas ma mesure ! La sophrologie est un chemin intérieur et cette image correspond totalement à ma personnalité et à mon caractère.
J’apprécie d’aider des personnes dans le marasme, dans le bruit de la vie, dans « le monde » si je puis dire, à retrouver le sens réel de la vie : une harmonie intérieure. C’est ce qui est important : être dans un état d’harmonie stable et constant. Le reste, les fonctions, les étiquettes, le statut, n’apportent aucune substance à la vie d’un humain.
Je vis pour des moments d’exception et ils sont de plus en plus nombreux : apprendre à méditer à un client, écouter l’histoire d’un enfant, soutenir une personne âgée dans un deuil mais aussi… prendre un thé tôt le matin dans le désert du Thar, manger avec les navajos en Arizona, regarder le soleil se lever sur l’Utah ou tout simplement faire mon yoga près d’un lac en Corrèze. La vie, c’est cela. Avec le rire, l’apprentissage et l’amour, le donner ou le recevoir, peu importe. Être alignée dans son métier et dans son espace est important.
Qui vient vous consulter le plus souvent ?
Je reçois des personnes de tous horizons, enfants, ados, adultes, couples, mais beaucoup de femmes viennent me voir autour de la cinquantaine. C’est une période particulière de la vie. Beaucoup ont consacré énormément d’énergie à leur famille, à leur travail et à leurs responsabilités. À un moment donné, elles ressentent un léger décalage intérieur, comme si elles s’étaient un peu oubliées en chemin.
Que vous confient-elles le plus souvent ?
Elles me disent souvent : « J’ai tout pour être bien… mais il me manque quelque chose. » Ce n’est pas toujours une souffrance très visible. C’est parfois plus subtil : un sentiment de vide, une fatigue intérieure ou l’impression de ne pas avoir encore trouvé pleinement leur place… C’est à la fois dommage mais encourageant car cette lucidité porte la suite, une suite plus « désirable ».
Pourquoi cette période est-elle si importante ?
Parce qu’elle marque souvent un tournant. Les enfants deviennent plus autonomes, certaines carrières arrivent à un plateau et les priorités évoluent. Cela ouvre un nouvel espace de réflexion : « Et moi, dans tout cela, qu’est-ce que je veux vraiment ? »
Beaucoup de femmes ont mené de front travail, famille et responsabilités pendant des années. Elles ont donné énormément d’elles-mêmes et certaines ressentent alors le besoin de se reconnecter à ce qui les anime profondément. Certaines n’ont jamais travaillé et veulent expérimenter cette possibilité. Il y a plein de manières de travailler et de contribuer à la société sans s’épuiser, sans se vider de son énergie. On travaille également sur ces possibles.
Comment travaillez-vous avec les personnes que vous accompagnez ?
Tout mon travail tourne autour de définir la signature énergétique du client, de la cliente, et de vérifier son adéquation avec ses envies, besoins, désirs profonds, projets. Mon approche repose d’abord sur l’écoute : prendre le temps de comprendre ce que la personne traverse et ce qu’elle ressent.
La sophrologie vient ensuite compléter ce travail, en passant par le corps, la respiration et la conscience de soi. Elle permet d’apaiser le mental et de retrouver plus de clarté intérieure. J’utilise aussi l’hypnose douce. Le travail principal c’est la signature énergétique. Les outils sont la thérapie cognitive en version bien-être, la sophrologie et l’hypnose. Le cadre est également un outil puissant. L’humour est utilisé s’il fait sens et je travaille beaucoup par l’exemple et le récit.
Quels changements observez-vous ?
Les personnes arrivent souvent avec beaucoup de doutes. Puis, peu à peu, quelque chose se remet en mouvement. Elles retrouvent leur énergie, leur capacité de choix et une forme de confiance intérieure. Certaines prennent des décisions importantes, d’autres changent simplement leur regard sur leur vie. Mais dans tous les cas, il y a une véritable réappropriation de soi.
Que diriez-vous à une femme de 50 ans qui a l’impression d’être passée à côté d’elle-même ?
Je lui dirais que ce sentiment est beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense et qu’il peut être le début d’une transformation positive. La cinquantaine n’est pas une fin, mais souvent un moment où l’on peut enfin se poser les bonnes questions et se rapprocher davantage de ce que l’on est vraiment. Il reste encore énormément de choses à vivre, à créer et à explorer.
On effectue un tri. A 50 ans pour la femme l’énergie peut être en berne. On ne peut plus supporter toutes les routines qui nous tiennent depuis la jeunesse, ni les personnes jalouses ou toxiques autour, il y a ce besoin d’un grand tri autant intérieur qu’extérieur. On peut se mettre à l’activité physique chaque jour chez soi sans se ruiner avec un abonnement. On peut choisir la tonicité ou le joli teint plutôt que le régime tyrannique. Ce qui compte c’est de se sentir alignée. Un petit XS n’a jamais rendu heureux par exemple…
Et vous, qu’avez-vous changé, à 50 ans ?
J’ai éclairci mon environnement. Je donne énormément. J’ai un dressing qui s’est réduit à quelques basiques noir et blanc pour ne pas perdre de temps le matin. Un sac noir, un sac blanc, un sac beige. Une huile de carotte pour le visage et un anti-cernes, basta ! On ignore le temps qu’on perd à posséder trop ! Le temps pour soi est un puissant levier de changement.
Mes valises, lorsque je pars en vacances, sont minimalistes ! Je m’accorde beaucoup plus de weekends en montagne ou dans la forêt, je ressens le besoin de reconnexion à la nature, aux éléments, en famille. Dans ma vie intérieure, je ne m’encombre plus. Je préfère fréquenter quelques amis d’enfance que de m’engager dans des relations amicales générant du stress ou des « tu devrais, si j’étais toi ». Ce sont des discours que je tiens très loin de ma vie.
Ensuite je détecte très vite les jalousies, les conflits d’intérêt, les luttes de pouvoir même inconscientes. Quelqu’un qui vous dit « Tu devrais vendre ta maison » par exemple, parce qu’elle n’en possède pas. Ceux qui veulent changer ce que vous êtes alors qu’ils ont des vies bancales… Toutes ces réflexions sont nocives. Mais, comme depuis 1999, je reste uniquement focus sur mes buts et mes objectifs dans ma vie personnelle et pro. Chaque matin j’écris mes objectifs de la journée et je m’y tiens. Chacun a un chemin et doit s’y tenir. Le chemin doit être révélé et suivi : rire, aimer, apprendre, évoluer et recommencer ! Je suis ouverte également « à l’invisible » et aux énergies subtiles. Vouloir est faible, croire est puissant.
Comment peut-on vous rencontrer ?
Je reçois les personnes dans mon cabinet à Vichy, dans un cadre calme et confidentiel. Le premier rendez-vous est souvent simplement un moment d’échange pour comprendre ce que la personne traverse et voir comment l’accompagnement peut l’aider. Ma séance dure 75 minutes. Je travaille sur 6 séances maximum, sauf pour les professions sensibles ou les situations complexes, là c’est au cas par cas.
Vous choisissez vos clients ?
Ce sont eux qui me choisissent, mais en général je ne travaille pas avec ceux qui ne sont pas prêts à respecter mon cadre : arriver à l’heure, venir aux rendez-vous fixés, faire les exercices, effectuer les lectures conseillées, garder une saine distance, ne pas envoyer de textos. Je capitalise mon temps sur ceux qui ont vraiment à cœur de résoudre leurs écueils et de forger leur volonté par un cadre sécurisé préalablement défini.
Le site web de Céline Baron, sophrologue et psychopraticienne
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